Barbaira, Capendu (Comigne)
A Barbaira, nous avons eu une petite frayeur. Non pas sur notre attelle, mais sur un feu qui venait de se déclencher à 20 km de là et qui avançait à 6 km à l’heure. Heureusement pour nous, il se dirigeait vers la méditerranée, à l’opposé de notre direction. La nuit fut assez longue et sous surveillance.
Nous étions au domaine de L’oustal, Sylvie nous rassure en nous proposant, s’il y avait besoin, de nous héberger.
Les endroits que nous trouvons depuis quelque temps étaient dépourvus d’herbe. Estelle, notre prochain bivouac, s’est proposée de nous ramener trois balleaux de foin. Les chevaux en avaient besoin, nos compléments alimentaires étaient un peu justes pour les efforts fournis.
Avant de repartir, le surlendemain, nous nous sommes assurés que les feux n’étaient plus une menace. Ce fut le feu le plus important de l’Aude depuis des années.
Capendu, plus précisément Comigne ou Auprès de Santos. On ne sait jamais exactement où les pas des chevaux nous emmènent. Il y avait déjà eu un premier contact avec Estelle quand elle est venue nous ramener le foin la veille de notre arrivée à Barbaira. Le jour de notre arrivée au domaine, nous sommes reçus par un méga sourire. Installés sous un hangar pour la roulotte et dans un grand pré ombragé pour les loulous. Nous étions dans une propriété de 70 hectares au pied du massif de l’Alaric, on pouvait vite s’y perdre.
Nous devions remonter à la maison, ramener les petits-enfants que nous avions en vacances et surtout pour la naissance de notre petite fille. Nous avons demandé si les chevaux pouvaient rester en pension chez elle jusqu’à notre retour, qu’elle a accepté aussitôt. En attendant notre départ, nous avons passé quelques jours de canicule à profiter de la piscine et à faire connaissance. Une visite surprise du Gouffre géant de Cabrespine et une balade dans la cité de Carcassonne, un petit restaurant. Une journée magnifique avec Estelle, Stéphane, leur petit bout de chou Bastien et nos petits-enfants, de beaux souvenirs
Comme convenu, nous sommes partis quelques jours plus tard, nos petits-enfants des souvenirs plein la tête. Quand nous sommes revenus après une vingtaine de jours, les chevaux avaient bien profité du couvert qui leur était proposé. Ils avaient repris de la masse et du peps. On a prolongé le séjour car on ne pouvait pas passer à côté du cassoulet que nous avons partagé chez Estelle et Stéphane, où nous avons eu le plaisir de faire la connaissance de Jean, le fils d’Estelle. Miam Miam
“Les âmes sœurs reconnaissent qu’elles font parties d’un tout”
Ainsi était la connexion entre nous, une relation authentique et profonde. Elle nous enseigne, des leçons précieuses et nous encourage à nous améliorer chaque jour. Il faut beaucoup de temps pour évaluer l’importance des confidences dans la construction de l’amitié. Il est nécessaire de créer un espace de confiance et de sécurité pour que les amis puissent se dévoiler sans crainte. Nous, nous n’avons pas eu besoin de temps ni de preuves pour savoir que l’intimité de nos partages allait sceller notre amitié à jamais.
Courage, résilience, joie et détermination ce sont les mots que nous retiendrons de ce séjour à Auprès de Santos, pour le reste, il s’est logé dans nos cœurs.



































