Roulotte

St Jean de Védas

on
21 novembre 2025

Après les écuries de Launac, un bivouac cher à notre cœur nous attendait. Daniel, un ami de longue date, était venu nous voir. Un moment plein d’émotions et de joie. Quand il est reparti, nous nous sommes dit que nous ne pouvions pas continuer notre chemin sans un arrêt dans son mas, le “Mas d’Artis”. Le seul bémol, c’est qu’il se trouvait en plein agglomération à St Jean de Vedas, au sud de Montpellier.

Que cela ne tienne, une reconnaissance en vélo le lendemain pour s’assurer de prendre la voie la plus confortable pour les chevaux. ET nous tombons sur Simone, surprise de nous voir si loin de chez nous et surtout en vélo. Tino n’était pas très loin, lui aussi a eu un moment de questionnement, ce sont les parents de Daniel. Ils n’étaient pas dans la confidence, la dernière fois que nous nous sommes vus, c’était avant notre grand départ pour le mariage de leur fils et de Salwa.

À cette occasion, nous avions évoqué notre périple, alors que nous ne projetions pas, à ce moment-là, de venir jusqu’au mas. Daniel nous a confié un peu plus tard que pour lui c’était une évidence que la roulotte serait installée dans son jardin à un moment de notre aventure.

Nous sommes donc partis du centre équestre, confiants, à l’assaut de St Jean de Védas. La route défilait et avec elle l’afflux de voitures, de feux rouges, de rond-points, de stops. C’était assez drôle de voir une roulotte attendant sagement que le feu passe au vert et d’apercevoir dans les voitures les téléphones levés en saisissant l’instant, preuve, s’il en fallait, que ce qu’ils voyaient n’était pas un mirage.

Un peu plus loin, nous avons croisé un camion avec, sur son plateau, une roulotte ; celle-ci mettra sûrement moins de temps que nous pour faire 15km. Plus tard dans la soirée, le conducteur du camion nous a trouvés sur FB et nous a contactés, étonné de cette rencontre peu ordinaire.

Arrivés au mas, la roulotte a pris place dans l’allée entre les oliviers et Rodéo et Tintin sur un carré d’herbe sous la fenêtre de la chambre des propriétaires, en attendant une pâture un peu plus haut où ils resteront pendant le séjour. L’installation de la roulotte et des chevaux a été le plus rapides du parcours, trop hâte de partager avec nos amis.

Lors de la reconnaissance de la veille, Simone avait révélé un peu de la surprise qui nous attendait. Une petite perle, un bonbon sucré. Le visage douceur, et de toutes petites mains tendues vers le monde. Un concentré d’amour, celui qui produit tant d’étincelles dans les yeux de maman et papa. Bienvenue à la vie, Sohane, petite boule de tendresse. Nous avions déjà droit aux sourires, il paraît que les bébés sourient aux anges, nous les avons pris pour nous, que du bonheur!

D’autres surprises nous attendaient. Les parents Salwa venus du Maroc, dont on a fait connaissance. Bernard, frère de Daniel et Ghislaine, sa femme, nos amis aussi, venus de Paris pour quelques jours. Nous avons tellement partagé. L’art de verser le thé, d’apprécier un couscous. Une ballade à deux faisant une pause sur un banc sur les hauteurs et laissant ainsi nos âmes se parler, que d’émotions ce jour-là. Merci mon amie…..

Nous avons eu aussi la visite de notre fille aînée et ses trois enfants. Ce sont ces instants de bonheur suspendus qui nous nourrissent de beaux souvenirs pour les jours où nous serons moins indépendants et où le sablier aura fait son travail.

Le café chez Tino était incontournable le matin, mais surtout le petit rhum qui l’accompagnait. Cela préparait pour la journée. On a réparé les pads de collier sous les bons conseilles de Tino. Quelques réparations pour l’hiver seraient les bienvenues. Nous nous sommes attaqués aux portes latérales qui avaient pris cher les deux hivers précédents. Nous avons acheté du contreplaqué marine et les avons remplacé. Il nous restait de la matière, nous avons remplacé aussi le coffre derrière la roulotte qui avait pris pas mal la pluie. Sous notre matelas, nous avions une planche de contreplaqué que l’on pouvait lever pour accéder aux compartiments en dessous du lit. Nous l’avons remplacée par un sommier léger pour permettre à l’air de circuler en dessous et ainsi générer moins d’humidité sous le matelas. Et nous avons terminé par revernir complétement l’extérieur de la roulotte.

Nous sommes restés pendant un mois. Nous nous rendions chez un petit agriculteur qui vendait du foin à proximité. Cela a permis d’enrichir l’alimentation des chevaux car l’herbe n’était pas suffisante. Il était temps de continuer la route, on savait que cela serait compliqué pour nous de les quitter. Le moment venu, les préparatifs se sont faits comme des automatismes, sans réfléchir. Nous nous sommes dit au revoir et ce mot était juste puisque nous nous sommes revus trois fois, une fois pour un petit accident qui nous a conduit aux urgences de Montpellier, la deuxième fois pour déguster le fameux couscous de Salwa et la troisième fois pour fêter la nouvelle année.

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