Lalande-de-Pomerol, Vignobles Lusseau
Nous sommes reçus par la mairie et cela faisait longtemps que cela ne nous était pas arrivé. Nous sommes donc installés sur un parc de loisir, les chevaux ont eu droit au terrain de foot et à la roulotte entre le terrain de mini-foot et les différents chevaux à bascules.
Beaucoup de badauds nous ont rendu visite, les conversations tournaient autour du pourquoi de ce périple, la difficulté de cette vie de nomades, la cohabitation sur la route avec les usagers.
Le départ fut discret.
Un coup de fil au château Monbousquet et nous voilà mis en relation avec M. Lusseau, responsable des vignes. Laurent nous propose, non pas au château, mais chez lui à cinq cents mètres. C’est avec plaisir que nous arrivons le lendemain. Laurent était absent mais, Louis, son père, nous a rejoint.
Cette aventure nous confirme que la bienveillance que l’on projette nous revient obligatoirement. Nous n’avons pas fait beaucoup d’efforts pour attirer la bienveillance de Louis et de Raymonde. Louis n’était pas avare sur l’histoire de sa famille et de son vignoble. Tous les jours nous nous retrouvions devant la roulotte pour “blablater”
Laurent, responsable aussi, au château de Pavie, a eu la gentillesse de nous organiser une visite en VIP dans un domaine de prestige classé A. Les yeux ne savaient pas où regarder, pleins de questions sur un métier qui nous était étranger. Le soir venu, nous avons dégusté la production du vignoble Lusseau, nous étions assez fières de reconnaître, humblement, les différentes saveurs des vins proposés. Merci
Nous avons proposé à Louis de venir avec nous, dans la roulotte, pendant le trajet vers notre nouveau bivouac, ce qu’il s’est empressé d’accepter. Nous partons donc avec Louis, laissant derrière nous cette famille qui nous a touchée par leur simplicité d’accueil. Au revoir douce Raymonde. Laurent était absent, travail oblige. Laurence, son épouse, est venue assister au départ, un petit pot de miel du château de Pavie à la main.
Nous voilà donc, avec Louis à bord, en route pour le Haras écuries de Méaras. Souvent on entendait Louis dire “c’est magnifique, c’est trop beau, les chevaux sont super beaux, que c’est calme”, nous étions tellement heureux de lui avoir fait plaisir. Laurence est venue le rechercher à deux kilomètres de l’arrivée.
Nous avons su plus tard que Louis avait pleuré en expliquant à Raymonde le détail de cette balade extraordinaire.